Sam Braun est décédé : Personne ne m’aurait cru, alors je me suis tu

Comme l'a fait Jacques Bergier dans ses livres, Sam Braun enseigna que la valeur de la vie doit être toujours plus forte que la mort, mit en garde contre le danger des certitudes générant tous les fanatismes et montra par son exemple le sens de la liberté et de la compassion pour tous ceux qui souffrent, le respect de la dignité que chacun doit à tous. Né le 25 août 1927 à Paris où il est décédé le 1er juillet 2011, déporté à Auschwitz à l'âge de 16 ans avec sa petite soeur âgée de 10 ans et demi et leurs parents, Sam Braun fit ses études à la Faculté de médecine de Paris où il soutiendra sa thèse en 1957. A l'âge de la retraite, il participa et initia de nombreux travaux sur "Comment enseigner l’holocauste ?" dans le cadre de l’Education nationale et de la recherche historique et civique. Il préférait le terme de pèlerin à celui de militant et intervenait souvent dans les collèges et les lycées sur le thème du "pardon". Son rayonnement impressionnait. Les obsèques de Sam Brau, docteur en médecine et chevalier de la Légion d'honneur auront lieu le 5 juillet au crématorium du Père Lachaise à Paris.


Ce récit théâtral commence à Clermont-Ferrand où Sam Braun, âgé de 16 ans est arrêté par la milice française avec son père, sa mère et sa petite sœur de 10 ans et demi. Il partira très vite pour Drancy, puis Auschwitz-Monowitz jusqu'au 18 janvier 1945 .Il fera ensuite « la Marche de la Mort » durant quatre mois jusqu'à sa libération à Prague par des membres de la Résistance Tchécoslovaque.
Il aura fallu 40 ans à Sam Braun pour témoigner. Une traversée du silence précieuse pour sortir d'Auschwitz et revenir à la vie. Une prise de parole vécue comme une seconde libération qui au fil du temps a forgé une certitude : la nécessité du 'travail de mémoire' pour que la vie et l'espérance triomphent de la barbarie.

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