L’espion qui venait du froid et réchauffement climatique…

Je suis désolé pour le titre mais je n’ai pas pu m’en empêcher… Il concerne un article paru hier, 2 février 2010, dans le journal Le Monde, intitulé : « Le "Climategate" piloté par des services secrets ? »… L’article commence ainsi : « Barbouzerie d'envergure soigneusement millimétrée, oeuvre d'un pirate informatique isolé ? Dans un entretien accordé, lundi 1er février, à The Independent, David King, conseiller scientifique en chef de Tony Blair de 2000 à 2007, penche pour la première option. Selon l'universitaire, le piratage et l'exposition sur le Net, à la mi-novembre 2009, de la correspondance privée de climatologues britanniques ont tous les traits d'une opération orchestrée par une "agence de renseignement". Le but : torpiller de la conférence de Copenhague, qui s'est tenue du 7 au 18 décembre. »
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On sait depuis mi-novembre que des pirates informatiques (à ne pas confondre avec hacker) ont subtilisé des échanges de courriels et des dossiers provenant de l'Université d'East Anglia (Royaume-Uni)… Or, de ce que l’on sait, ces courriels n’avaient pas ce genre de contenu : « Excuse-moi Chérie, je ne serais pas là pour le dîner car j’ai du boulot par-dessus la tête, je t’embrasse et patati et patata ». Non ces messages et ces dossiers contenaient des informations qui allaient à l’encontre des discours officiels à propos du réchauffement climatique. Les premières informations volées sont parues sur un blog en Arabie saoudite (pour faire court l’Arabie saoudite fut fondée vers 1744, par Mohammed ben Saoud, d’où l’adjectif saoudite). Et l’on sait aussi que des pirates auraient agi depuis la ville de Tomsk qui se trouve en Sibérie (pas chaud là-bas) à 5 heures de route au nord-est de Novossibirsk. Mais pourquoi il nous parle de Novossibirsk ? La raison est simple Jacques Bergier fut membre de l’Académie des Sciences de cette ville… Et alors ? Jacques Bergier était le frère de la journaliste du journal le Monde, Isabelle Vichniac. Et toujours, et alors ? Et alors, ces personnes de l'Université d'East Anglia auraient mieux fait de s’inspirer de l’histoire d’Isa Vichniac, je vous la raconte de mémoire : « Lors de la guerre d’Algérie, Isa et Jacques son mari, cachaient des membres du FLN, ce qui a eu pour conséquence d’alerter les services secrets helvétiques, un membre dont je tairais le nom, se trouvait en faction devant chez eux, av. de Beaumont 18, rez-de-chaussée gauche à Genève. Isa voyant le pauvre bougre habillé comme l’inspecteur Columbo faire les cent pas, lui apporta une chaise afin qu’il puisse les surveiller de manière plus confortable. Inutile de dire que l’agent des services secrets partit aussitôt. Mais Isa était aussi mise sur écoute téléphonique… Elle n’était pas dupe. Aussi, avec la complicité d’une amie, elles se mirent à lire un texte sur le tricot tiré d’un magazine. Chacune ayant le même magazine, l’une commençait une phrase de cet article et l’autre continuait par une phrase du même article. Elles y ajoutèrent, pour titiller la curiosité des inspecteurs, des mots comme Algérie, FLN, etc.

Quelques années plus tard, après que l’affaire se soit « tassée », elle rencontra, lors d’un cocktail, le responsable chargé de l’affaire… Il lui demanda : « Vous savez, nous n’avons toujours pas compris le code du tricot, pouvez-vous nous en donner les clefs ? Elle expliqua que ce n’était que de l’humour pour vous faire perdre du temps… On peut imaginer, le regard d’Isa, en attendant la réaction du responsable. Celui-ci lui répondit : Madame Vichniac, je ne vous crois pas ». Vous pouvez lire l’anecdote dans le livre de Cécile Romane1, les Téméraires… J’ai bien sûr reçu la confirmation par Isabelle elle-même avec deux ou trois détails de plus et c’est une anecdote « vichnachiène » qui entre souvent dans les conversations avec ceux qui l’ont connue, les ont connus car Jacques son mari n’était pas en reste… Je profite pour terminer par relayer l’appel de « Lili » Romane, si vous avez rencontré les Vichniac pendant un seul soir ou pendant trente ans, vous pouvez vous inscrire sur leur groupe Facebook : Beaumont 18, rez-de-chaussée gauche. De part leurs convictions, ils ne pouvaient pas habiter Beaumont 18, rez-de-chaussée droit...

1 Cécile Romane nous a informé que Mme Anne Beaumanoir a publié récemment un livre :
Le feu de la mémoire

La Résistance, le communisme et l’Algérie 1940-1965 aux éditions Bouchène Collection : Escale ISBN : 978-2-35676-014-2
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