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Elina Labourdette - Pauwels est partie vers un autre Monde

Elina Labourdette

Nous nous sommes parlés pendant la première semaine de novembre 2012. Au téléphone, votre voix jadis magnifique était malheureusement inaudible. Un simple coup de fil pour prendre de vos nouvelles, comme je le faisais régulièrement.
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Nous nous sommes rencontrés par deux fois en ce siècle naissant. Il y avait eu du beau monde qui ont goûté à l'hospitalité du Mesnil. Moi le sans grade, vous l'actrice talentueuse, vous aviez joué avec les plus grands, comme Louis Jouvet dans le film Le Drame de Shanghaï (1938), Jean Gabin dans La Vierge du Rhin (1953), Robert Lamoureux dans Papa, maman, ma femme et moi (1956)... Ingrid Bergman et Jean Marais dans Elena et les Hommes (1956) ...

Vous étiez présentes dans quarante-cinq films et plusieurs pièces de théâtre entre 1938 et 1983. Vous avez prêté votre voix à Grace Kelly pour la version française des films Mogambo (1953), et de La Main au collet d'Alfred Hitchcock (1955)...

Jean Gabin et Elina Labourdette
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Vous m'aviez fait l'honneur des lieux, de la maison que vous partagiez avec Louis Pauwels (1920-1997). J'ai vu la pièce où Pauwels et Jacques Bergier ont écrit le Matin des Magiciens.  Le bureau de votre époux avec ces milles livres, mille pipes, et plumes. Vous aviez classé à plusieurs, tous ses documents, livres, notes, lettres... aujourd'hui archivés à la Bibliothèque Nationale de France.

J'ai reçu beaucoup de vous, la vie vous a apporté sans doute énormément, mais un jour vous êtes partie rejoindre Louis Pauwels qui à son tour vous attendait : " Il y a trente-neuf ans depuis hier, 7 avril, que mon ange gardien m'a fait rencontré Elina. Je prie Dieu qu'il la garde auprès de moi jusqu'à mon dernier souffle."  Écrivait-il dans une lettre adressée à Lazare Iglesis, petit passage complice, publié dans le livre Un jour je me souviendrai de tout.  

À son décès, vous avez créé, en 1997, en mémoire de votre mari, le Prix Littéraire  Louis Pauwels. 

Vous êtes partie le 30 septembre 2014, sereinement, et je souhaite que  les générations futures se souviendront également de tout, au revoir Elina, puisque c'est par nos prénoms que nous appelions.

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