Santé | La bigorexie | Quand le sport devient une addiction

Reconnue par l’Organisation mondiale de la santé, la bigorexie, ou l’addiction au sport, touche de nombreux athlètes et amateurs. Quinze pour cent des personnes pratiquant une activité sportive plusieurs heures par jour seraient atteintes de cette maladie, ou du moins souffriraient d’une forte dépendance.

Selon le concept décrit par le docteur Goodman, psychiatre, dans les années 90, l’addiction au sport se définit comme « un besoin irrépressible et compulsif de pratiquer régulièrement et intensivement une ou plusieurs activités physiques et sportives, et ce malgré des conséquences négatives à long terme sur la santé physique, psychologique et sociale. »


Cette dépendance occasionne chez l’individu des souffrances aussi désastreuses qu’une addiction classique. Comportement jusqu’au-boutiste occasionnant des blessures graves, délaissement de la vie familiale et professionnelle conduisant parfois à des divorces et à des pertes d’emploi

Mais pour quelles raisons faire autant de sport ? « Quand la personne court, le cerveau sécrète des médiateurs chimiques comme la noradrénaline qui régule le stress ou la sérotonine qui régule l’humeur. Et ce couplage permet de sécréter la dopamine, la substance du plaisir », explique Françoise Feferberg, infirmière et spécialiste des addictions. « Si le sportif se contente d’une activité modérée, il ne va pas emballer ce processus de sécrétions. Or, le piège, c’est de dérégler ce système naturel ».

Pour en savoir plus, écoutons  cette émission de radio consacrée à la bigorexie